Hochaana Rabba
Hochaana Rabba est le septième et dernier jour de Souccot, marqué par sept tours autour de la bima et par le rite de la arava, la branche de saule. Souccot commence le 15 du septième mois et dure sept jours (Lévitique 23:34) : Hochaana Rabba tombe donc le 21 Tichri.
Prochaines dates
vendredi 22 octobre 2027 (21 Tichri 5788)
mercredi 11 octobre 2028 (21 Tichri 5789)
dimanche 30 septembre 2029 (21 Tichri 5790)
La nuit qui précède, on veille en lisant le Deutéronome et les Psaumes : la veillée de Hochaana Rabba (Tikoun), horaires et lectures.
Le dernier jour de Souccot
La Torah fixe Souccot au 15 du septième mois, pour sept jours, et fait du huitième jour un jour saint, une « atséret » (Lévitique 23:34-36). Hochaana Rabba est ainsi un jour de ’Hol Hamoed, veille de Chemini Atseret. Le Choulhan Aroukh l’appelle « le septième jour, qui est Hochaana Rabba », et le Rema note l’usage de ne pas faire de travail profane avant d’être sorti de la synagogue (Ora’h ’Haïm 664:1).
Au Temple
La Michna décrit la mitsva de la arava au Temple : on allait cueillir des branches de saule à Motsa, en contrebas de Jérusalem, et on les dressait autour de l’autel, la tête penchée sur lui. Chaque jour de la fête, on faisait une fois le tour de l’autel en disant « de grâce, sauve donc » (Psaumes 118:25) ; le septième jour, on en faisait sept fois le tour (Michna Soukka 4:5).
Les hakafot
En souvenir du Temple, l’usage est de monter un rouleau de la Torah sur la bima et d’en faire le tour une fois chaque jour, et sept fois le septième jour (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 660:1). Le Rema ajoute qu’on sort ce jour-là sept rouleaux, ou dans certains lieux tous les rouleaux de l’arche, et qu’on ne fait pas de tour le Chabbat. Le Choulhan Aroukh rapporte l’usage de faire le tour même sans loulav ; le Rema cite l’avis contraire, selon lequel celui qui n’a pas de loulav ne fait pas le tour, et c’est l’usage de ses régions. Il ajoute que le septième jour on prend la arava avec le loulav pendant les tours (660:2). Un avis veut qu’on tourne ce jour-là avec le loulav seul, mais l’usage est de tourner aussi avec la arava (664:3).
La arava
On prend ce jour-là une arava en plus de celle du loulav, sans bénédiction (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 664:2). Une seule feuille sur une seule branche suffirait, mais le Rema juge cela peu convenable et rapporte l’usage de faire de belles bottes ; la longueur minimale est celle de la arava du loulav, et ce qui la rend impropre rend aussi impropre celle-ci. On la frappe deux ou trois fois sur le sol ou sur un objet. Selon un avis rapporté par le Rema, il faut aussi l’agiter, et l’usage est de faire les deux : l’agiter, puis la frapper (664:4).
La prière du jour
On ajoute des psaumes comme un jour de fête (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 664:1). Le Rema précise : on ne dit pas Nichmat, on dit le psaume de reconnaissance, et le Kaddich après Moussaf se chante sur l’air des fêtes. Le Choulhan Aroukh ajoute qu’on allume un peu plus de bougies, comme à Yom Kippour. Selon le Rema, les plus scrupuleux s’immergent avant l’aube, comme la veille de Yom Kippour, et certains portent le kittel, car pendant la fête le monde est jugé sur l’eau. On délie le loulav, on fait sept tours et l’on multiplie les supplications pour l’eau (664:1).
Vers Chemini Atseret
Le soir de Hochaana Rabba commence Chemini Atseret, le huitième jour que la Torah distingue des sept jours de Souccot (Lévitique 23:36). Les tours et la arava de Hochaana Rabba ferment ainsi la série des sept jours ouverte le 15 Tichri.
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