Date de la hazkara (azkara, yahrzeit)
La hazkara (azkara, yahrzeit) tombe chaque année à la date hébraïque du décès. Entrez la date du décès : l’outil donne les dates des dix prochaines années et signale les cas où les usages diffèrent.
La règle
L’anniversaire du décès se compte à la date hébraïque du jour du décès, y compris la première année (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 568:8). Le jour hébreu commence la veille au soir : la hazkara commence donc la veille, à la tombée de la nuit. Il est d’usage d’allumer une veilleuse et de dire le Kaddich (Kitsour Choulhan Aroukh 221:1 ; Rema, Yoré Déa 376:4).
Décès le soir
Un décès après la tombée de la nuit appartient au jour hébreu suivant. Même si le décès a lieu en fin de journée après la prière du soir (Arvit), tant qu’il fait encore jour, c’est ce jour-là qui compte (Kitsour Choulhan Aroukh 221:2). Pour un décès entre le coucher du soleil et la tombée de la nuit, nous n’avons pas trouvé de règle explicite dans les textes : demandez à votre rabbin.
Décès en Adar
- Décès en Adar d’une année simple, commémoré une année à deux Adar : le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 568:7) retient Adar II, c’est l’usage séfarade (Kaf Ha’Haïm 568:76) ; le Rema retient Adar I, c’est l’usage ashkénaze. Certains observent les deux mois (Chakh, Yoré Déa 402:11). L’outil affiche les deux dates.
- La première année après le décès, tous retiennent Adar I (Kaf Ha’Haïm 568:77).
- Décès en Adar I ou en Adar II : la hazkara reste dans le même Adar les années embolismiques, et tombe en Adar les années simples (Rema, Ora’h ’Haïm 568:7 ; Kitsour Choulhan Aroukh 221:3).
- Décès le 30 Adar I : les années simples, où Adar n’a que 29 jours, la hazkara tombe le 30 Chevat (Magen Avraham 568:20 ; Michna Beroura 568:42).
Décès un 30 ’Hechvan ou un 30 Kislev
Ces jours n’existent pas toutes les années. La date dépend de la première année anniversaire : si ce mois-là n’a que 29 jours, la hazkara est fixée au 29 ; sinon au 30, et les années où le 30 manque, au 1er du mois suivant (Magen Avraham 568:20 ; Michna Beroura 568:42 ; Kitsour Choulhan Aroukh 221:4). L’Aroukh Hachoul’han (568:15) retient toujours Roch ’Hodech.
Inhumation plusieurs jours après le décès
Selon le Chakh (Yoré Déa 402:10), suivi par le Kitsour Choulhan Aroukh (221:2), quand l’inhumation a eu lieu trois ou quatre jours après le décès ou plus tard, la première hazkara se compte depuis l’inhumation ; les années suivantes, depuis le décès. Le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 568:8) et le Taz (Yoré Déa 402:9) comptent toujours depuis le décès. Cette règle ne s’applique pas quand l’année du deuil compte treize mois (année embolismique), car les douze mois sont alors achevés avant l’anniversaire (Pit’hé Techouva, Yoré Déa 402:3). Indiquez la date de l’inhumation pour voir les deux dates de la première année.
Autres outils
Calcul : bibliothèque libre Hebcal (@hebcal/core), dans votre navigateur ; rien n’est envoyé. Sources des règles citées dans chaque section, lues dans le texte (Sefaria). Pour une décision, demandez à votre rabbin. Signaler une erreur.



