Les Seli’hot
Les Seli’hot sont des supplications dites à la fin de la nuit pendant la période qui mène à Yom Kippour. Les séfarades les commencent à Roch ’Hodech Eloul, les ashkénazes le dimanche qui précède Roch Hachana, ou le dimanche d’avant si Roch Hachana tombe un lundi ou un mardi (Choulhan Aroukh et Rema, Ora’h ’Haïm 581:1).
Prochaines dates
samedi 25 septembre 2027 (23 Eloul 5787) : premier soir de Seli’hot selon l’usage ashkénaze, le samedi soir.
samedi 16 septembre 2028 (25 Eloul 5788) : premier soir de Seli’hot selon l’usage ashkénaze, le samedi soir.
samedi 1er septembre 2029 (21 Eloul 5789) : premier soir de Seli’hot selon l’usage ashkénaze, le samedi soir.
Ce que sont les Seli’hot
Le Choulhan Aroukh parle de « seli’hot et ta’hanounim », supplications dites en se levant à l’« achmoret », la dernière veille de la nuit (Ora’h ’Haïm 581:1). Un homme seul peut les dire, mais il omet alors les passages des treize attributs de miséricorde et les demandes rédigées en araméen, réservés à un minyan de dix (Michna Beroura 581:4).
Usage séfarade : depuis Roch ’Hodech Eloul
L’usage rapporté par le Choulhan Aroukh est de dire les Seli’hot de Roch ’Hodech Eloul jusqu’à Yom Kippour (Ora’h ’Haïm 581:1). La Michna Beroura en donne la raison : Moché monta au Sinaï à Roch ’Hodech Eloul pour recevoir les secondes Tables, et les quarante jours qui mènent à Yom Kippour sont un temps favorable au repentir. Pour le jour de Roch ’Hodech lui-même, elle écrit, d’après le Peri Megadim, qu’on n’y dit ni Seli’hot ni supplications (Michna Beroura 581:1). Cette précision vient d’un commentaire ashkénaze ; pour l’usage séfarade de ce jour-là, renseignez-vous auprès de votre rabbin.
Usage ashkénaze : au moins quatre jours
Le Rema écrit que l’usage ashkénaze est autre : à partir de Roch ’Hodech Eloul, on sonne du chofar après Cha’harit, et l’on se lève pour les Seli’hot à partir du dimanche qui précède Roch Hachana. Si Roch Hachana tombe un lundi ou un mardi, on commence le dimanche de la semaine précédente (Ora’h ’Haïm 581:1). La Michna Beroura explique qu’il faut au moins quatre jours de Seli’hot avant Roch Hachana : beaucoup jeûnent dix jours en comptant Yom Kippour, et quatre jours de cette période ne se prêtent pas au jeûne, les deux jours de Roch Hachana, Chabbat Chouva et la veille de Yom Kippour. Elle rapproche aussi ces quatre jours de l’examen des sacrifices, inspectés quatre jours avant d’être offerts (Michna Beroura 581:6).
À quelle heure
Le moment prévu est la fin de la nuit, que la Michna Beroura décrit comme un temps favorable (581:1). Elle pose aussi une règle générale : on ne dit aucune Seli’ha ni les treize attributs avant ’hatsot, le milieu de la nuit, sauf à Yom Kippour (Michna Beroura 565:12). Pour les ashkénazes, le Rema place le début des Seli’hot le dimanche, à l’« achmoret », la fin de la nuit (Ora’h ’Haïm 581:1). Ces textes ne donnent pas d’heure plus précise : l’horaire dépend de l’usage de chaque synagogue.
Jusqu’à Yom Kippour
Les Seli’hot se poursuivent jusqu’à Yom Kippour (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 581:1). La veille de Roch Hachana, on en dit davantage ; ce jour-là, un endeuillé peut se rendre à la synagogue pour les entendre, alors qu’il ne sort pas de chez lui pour les Seli’hot les autres jours (Rema, 581:1). Le Rema recommande aussi de choisir pour les Seli’hot et les jours redoutables un officiant parmi les plus dignes, instruit et de bonne conduite, tout en précisant que tout Juif agréé par la communauté convient.
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Dates calculées avec la bibliothèque libre Hebcal (@hebcal/core) ; heures calculées pour la ville indiquée. Règles citées avec leur source, lue dans le texte. Les usages varient : en cas de doute, demandez à votre rabbin. Signaler une erreur.



