Mazal tov : sens de l’expression et comment répondre
Mazal tov (mazel tov en prononciation ashkénaze et yiddish) veut dire en hébreu « bonne fortune ». On ne le dit pas pour souhaiter bonne chance avant un événement, mais pour féliciter quand une bonne nouvelle est arrivée : une naissance, une bar mitsva, des fiançailles, un mariage. Pour répondre, on dit simplement « merci », « amen », ou on renvoie le vœu.
Mazal tov en bref
- En hébreu : מזל טוב, mazal (« constellation », d’où « sort, fortune ») et tov (« bon »).
- Graphies : mazal tov, mazel tov, mazaltov, mazeltov.
- Quand : après une bonne nouvelle, jamais avant.
- Réponses courantes : « Merci », « Amen », « Mazal tov à vous aussi », ou bessorot tovot (« de bonnes nouvelles »).
Que veut dire mazel tov ?
Le mot mazal désigne d’abord un astre ou une constellation : la Bible parle des cultes rendus « au soleil, à la lune et aux mazalot » (II Rois 23:5). Par extension, il a pris le sens de « sort » ou de « destin ». Le Talmud en discute : Rabbi ’Hanina dit qu’il y a un mazal pour Israël, Rabbi Yo’hanan qu’il n’y en a pas, et que le peuple juif n’est pas soumis aux astres (Chabbat 156a). Rava dit ailleurs que la durée de vie, les enfants et la subsistance ne dépendent pas du mérite mais du mazal (Mo’ed Katan 28a). Le mot peut aussi désigner l’ange protecteur d’une personne (Méguila 3a). Dans l’expression, il ne reste que le sens courant : « une bonne fortune » vous est arrivée.
D’où vient l’expression ?
À la naissance de Gad, fils de Zilpa, Léa s’écrie ba gad, « la chance est venue » (Genèse 30:11). Rachi traduit ces mots par ba mazal tov, « une bonne fortune est venue » (Rachi sur Genèse 30:11). Le lien avec l’usage actuel se voit déjà : la formule accompagne ici une naissance. En Israël et chez les séfarades, on prononce mazal ; chez les ashkénazes, la prononciation yiddish a donné mazel, graphie la plus répandue en anglais. C’est la même expression.
Quand dire mazal tov ?
À chaque joie de la vie juive et familiale : une naissance, une brit mila, une bar mitsva ou une bat mitsva, des fiançailles, un mariage, un diplôme, un achat de maison. Au mariage, beaucoup de communautés crient « mazal tov » quand le marié brise le verre sous la ’houpa. À la synagogue, on le dit à celui qui vient d’être appelé à la Torah pour un événement familial.
On ne dit pas mazal tov avant un examen ou une opération : l’événement n’a pas encore eu lieu. On dit alors behatsla’ha (« avec succès »). Pour les usages proches, voir aussi Chabbat chalom.
Comment répondre à mazel tov ?
Il n’existe pas de réponse obligatoire. Les formules les plus courantes :
- « Merci » ou toda (« merci » en hébreu) ;
- « Amen », qui accepte le vœu ;
- « Mazal tov à vous aussi », quand l’autre partage la joie (un grand-père, une tante) ;
- bessorot tovot, « de bonnes nouvelles », pour souhaiter à l’autre d’en annoncer à son tour ;
- « Bientôt chez vous », pour souhaiter à l’autre la même joie.
En hébreu, mazal tov lekha s’adresse à un homme, mazal tov lakh à une femme, mazal tov lakhem à plusieurs personnes.
Questions fréquentes
Que veut dire mazel tov ?
« Bonne fortune ». Mazal désigne d’abord un astre (II Rois 23:5), puis le sort ; tov veut dire « bon ».
Comment répondre à mazel tov ?
« Merci », « amen », « mazal tov à vous aussi », ou bessorot tovot, « de bonnes nouvelles ». Aucune formule n’est imposée.
Mazal tov ou mazel tov : quelle orthographe ?
Les deux sont justes. Mazal suit la prononciation hébraïque et séfarade, mazel la prononciation ashkénaze.
Peut-on dire mazal tov pour souhaiter bonne chance ?
Non : mazal tov félicite après coup. Avant un examen ou un projet, on dit behatsla’ha.
L’expression est-elle ancienne ?
Rachi explique déjà ba gad par « une bonne fortune est venue » à la naissance de Gad (Rachi sur Genèse 30:11).
Mis à jour le 29 septembre 2026.
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